jeudi 2 novembre 2017

Les oiseaux près de chez vous

La Talbatière, l'exploitation maraîchère, c'est aussi les Jardins de la Talbatière , notre association qui a pour but d'éduquer à la nature, au respect de l'environnement et à la découverte de la bio-diversité.

Pour ce faire, nous vous proposons de découvrir aujourd'hui les oiseaux que nous avons pu observer sur le site et dans les alentours proches (- de 500 m).

L'automne et l'hiver sont deux saisons propices à l'observation des oiseaux. Même si les migrateurs ont pour la plupart pris leur envol vers des contrées plus hospitalières, l'absence de feuillage permet une observation aisée et très variée.

Initié à l’ornithologie par Michel il y a maintenant près de 20 ans, adhérent à la L.P.O.pendant plusieurs années, il est rare que nous n'interrompions pas nos activités quotidiennes pour jeter un œil sur un oiseau de passage. Nous vous livrons un petit florilège des 30 espèces que ce que nous pouvons observer à la Talbatière depuis l'été et que pour la plupart vous pouvez vous aussi voir près de chez vous :

Mésange charbonnière



Mésange bleue



Rougequeue noir



Gobemouche gris



Bergeronnette grise


Faisan de colchide



Fauvette à tête noire



Pinson des arbres



Troglodyte mignon



Corneille noire



Merle



Buse variable



Etourneau sansonnet



Geai des chêne



Pie bavarde



Pouillot véloce



Chardonneret élégant



Rouge-gorge familier



Pic vert


Grive musicienne



Pigeon ramier


Moineau domestique




Dans les bois/champs qui jouxtent l'exploitation ou en vol :


Héron cendré


Traquet motteux


Martinet noir



Grimpereau des bois



Hirondelle rustique




Loriot d'Europe :




Oedicnème criard :

en ce qui le concerne, on l'entend plus facilement qu'on ne le voit

Faucon crécerelle



Source : l'ensemble des photos sont issues du site : http://www.oiseaux.net/


samedi 21 octobre 2017

Ramène ta fraise

Pas mal d'activité cette semaine à la Talbatière :

- 1ère journée de formation avec le GAB 17 sur le thème de l'installation en maraîchage biologique. rappel des principales étapes d'une installation réussie, étude économique, rencontre avec des maraîchers installés et d'autres dont c'est le projet. 2 journées à suivre qui s'avèrent tout aussi passionnantes

- réception des premières commandes de graines (pois, fèves, carottes et ail) qui vont être plantées dans les prochaines semaines.

- travail de la terre à la Fraise, ou pour ceux qui aiment les noms qui fleurent bon la science fiction, le ROTOVATOR... ça ressemble à ça en plus petit :


ça pulvérise les plus grosses mottes de terre (et la vie qui va avec:-(  ...) rendant la terre plus facilement cultivable, et la pénétration des racines plus aisées. le défaut principale de ce type d'outil, c'est la création d'une semelle de labour. Vu qu je n'ai que 20 à 25 cm de terre, de toute façon le sol est compacte au delà, donc..... j'ai quand même ramené ma fraise



La bête pesant son poids de ferraille, je vous prie de croire que c'est un vrai bonheur quand il s'agit de changer d'outils... merci Pascal, tu m'avais prévenu ....mais le résultat est là !



Bon, entre les pommiers pas de photo, j'ai passé mon temps à sauter avec le motoculteur sur un champ de cailloux... c'est ce qui arrive quand les anciens propriétaires passent la charrue ou le cultivateur trop profond.

- Pose de la bâche d'ensilage afin d'occulter la lumière du soleil entraînant du même coup le dépérissements de toutes les herbes folles, et la germination des graines brassées la semaine passée par le cover crop d'André, et leur trépas immédiat. 


là, pas le choix, une bâche de 30m par 10, mine de rien, ça pèse son poids, il faut s'y mettre à plusieurs. On la maintient au sol avec des pierres de bonne taille et des pieux de bois couchés.

Je les retirerai dans 2 ou 3 mois afin de travailler la terre libérés de ses adventices et rendu friable par les différents auxiliaires souterrains, pour les cultures de printemps. Elles glisseront sur les parcelles attenantes en attendant que je vienne les travailler à leur tour.

Voilà, l'aventure continue !

Bien à vous !!



jeudi 12 octobre 2017

Tracteur dans la brume



Rien à voir avec Dian Fossey et ses primates, mais malgré tout un grand moment pour nous.

Ce matin, mon voisin est venu équipé de son tracteur et de son cover crop.

Pour les non spécialistes, comme moi, ç'est ça :



Cette déchaumeuse à disque assure un travail du sol allant de 5 à 15 cm de profondeur et évite les inconvénients de la Charrue. 
Une charrue retourne la terre allant chercher en profondeur des micro-organismes vivant dans le sol, donc loin de la lumière du soleil, et les expose aux UV, et emmène toute une faune et une flore vivant en surface 30 à 40 cm sous terre, étouffant toute vie. Si c'est efficace pour mettre une prairie en culture, ça casse la structure du sol et c'est très contesté aujourd'hui en terme d'efficacité culturale.

Point de charrue, vive le cover cop ! Merci beaucoup André !!!



En une heure de temps, près de 5000 m2 se sont trouvés grattés et un peu retournés. Si j'avais du le faire au motoculteur, il m'aurait fallu la semaine. Heureusement ce travail ne sera pas à refaire souvent, si tant est que je travaille régulièrement les différentes parcelles.



la majorité des racines étant dorénavant à nu, le soleil de la semaine à venir, va les dessécher rapidement, facilitant leur désagrégation et leur intégration au sol. le motoculteur viendra compléter le travail et la fraise finira de préparer mes futurs planches de culture.



je ne vais pas tout mettre en culture et la parcelle qui était en prairie nécessitera surement un second passage.

Je pense que dans l'immédiat, je vais cultiver entre les pommiers, probablement les 600 m2 du 3ème rang (le moins caillouteux). Petits pois, fèves, ça reste encore à déterminer. Si le gel n'est pas trop fort cet hiver, je devrais pouvoir récolter au printemps.
  

Je vais ensuite bâcher environ 1000 m2 de la parcelle de plein champs fraîchement "cover cropée" , dans l'attente du printemps. 
La bâche va  créer un micro climat propice à la germination  des graines d'adventice. Ces même graines sitôt après avoir germé, vont se trouver privées d'eau et de lumière, entraînant leur destruction et nourrissant par la même le sol.
C'est pas mal de manutention, mais en dehors du plastique, c'est bio et j'ai pu constater chez Ophélie, que ça vaut le coup.

Exemple d'occultation:


En attendant que la nature fasse son travail, nous allons prendre le temps de déguster les pots de gelée de pomme à la framboise que Géraldine a concocté :





A bientôt pour de futures aventures maraîchères :)

samedi 7 octobre 2017

Un samedi sous le soleil d'octobre

Matinée de tir à l'arc au club de Saint Sauvant ou nous commençons à prendre nos marques dans une ambiance bon enfant, pendant que Géraldine anime son atelier à St Jean d'Angély en compagnie d'Anaëlle.

Après un déjeuner au soleil sur la terrasse il est temps de se mettre  au travail !

Au programme, cueillette de pommes... et séance de dégustation :


Après un examen attentif, certaines vont rejoindre la cave pour être conservées une partie de l'hiver, les autres vont être transformées en gelée accompagnées d'un brin de romarin :


ensuite pour se détendre un peu de désherbage des pieds de lavande, avec une petite taille derrière les oreilles ... je vous laisse admirer le style de Géraldine :






mercredi 4 octobre 2017

Bonne chance :)

Je ne résiste pas à la partager avec vous :


sources : photo parue sur la dernière newletter de Kaizen

mardi 19 septembre 2017

ouvrir le champ.... des possibles !

Les travaux vont bon train à la Talbatière 

Michel a commencé à tailler les pommiers, histoire qu'il se refasse une petite santé avant la saison prochaine. une taille verte, pas une taille pour les fruits et quant à moi j'ai continué à déchaumer entre les pommiers avec mon motoculteur  et mon canadien. 



Bon, un canadien,ça n'est pas un lointain cousin venu du froid, ni un travailleur détaché surexploité, mais cet outil tiré par le motoculteur, comme celui-ci :


Certains appellent ça un cultivateur. l'intérêt de ce type d'engin est de déraciner toutes les plantes qui sont sur son passage et de mettre leurs racines à nues, les exposant aux rayons du soleil et les condamnant à une mort certaine. 
Bon, il faut quelques passages avant d'avoir une terre exempte d'adventices et propre à la culture. Contrairement à la charrue très prisée par les agriculteurs conventionnels, il ne retourne pas la terre, mettant à jour les micro-organismes vivant dans le sol et enfouissant ceux vivant à sa surface.


J'ai déposé la clôture qui séparait le verger de la parcelle de prairie que je souhaite mettre en culture, pour la reposer en limite de propriété, terminant ainsi de clôturer les 3/4 du terrain... pas de quoi arrêter un rhinocéros, mais suffisante pour dissuader les animaux de nos contrées d'aller grignoter mes futures salades.




J'ai ensuite fauché (tracteur tondeuse) les 3000 m2 de prairie que je destine aux cultures de plein champ et au tunnel.

Avant :


Après :



A terme, l'exploitation devrait - pourrait ressembler à ça :


Pour ceux qui admirent mes talents de dessinateur,je tiens à être honnête, j'ai été assisté par un ordinateur... n'est pas artiste qui veut :)

Les parcelles entre les pommiers, ne se vaudront pas toutes, celles situées en bas de l'image sont très caillouteuses et vont sérieusement limiter, voire empêcher le développement des légumes racines.

En parlant du sol, Benoît, le technicien maraîcher m'a renvoyé l'explication de l'analyse de sol que j'ai fait faire en laboratoire. Ce rapport d'analyse c'est un peu comme un traité de chimie traduit du chinois par un russe bègue... incompréhensible. 

je vous cite malgré tout ce qu'i faut en retenir :

"La texture est bien équilibrée : il y a un peu d’argile mais pas trop, le sol est suffisamment sableux pour permettre un réchauffement rapide du sol au printemps et faire des légumes précoces.
(...)
pH : 8.3. Le pH est très calcaire. Cela peut bloquer la bonne assimilation des éléments minéraux par les racines des plantes. Les éléments nutritifs peuvent être présents dans le sol mais le calcaire les enrobe et la plante ne peut pas les absorber, c’est une carence dite induite.
(...)
Teneur en phosphore : le sol est correctement pourvu en phosphore.
Teneur en potasse : le sol est correctement pourvu en potasse, ce qui est important pour beaucoup de légumes, notamment les légumes fruits (tomate, aubergine, courgette, melon…).
(...)
Au niveau agronomique, le sol est plutôt propice aux cultures légumières bio : la texture est bien, la teneur en matière organique est élevée, la teneur en éléments minéraux est bonne, ce qui permet de limiter les apports en amendements."

Pour ceux qui n'auraient toujours pas compris... tout y va bien, y a pu qu'à !

Pour finir, si vous êtes excédés de payer si cher votre abonnement dans votre salle de sport habituelle, je vous conseille de vous rapprocher des maraîchers de votre région, si possible en bio, hein, il s'agit de de garder une éthique :), d'y travailler autant de temps que vous passez habituellement à soulever de la fonte, courir sur un tapis ou pédaler dans une baignoire. 
Vous serez une aide inestimable pour ces professionnels et la perte de poids est garantie....s'ils sont aussi généreux que ceux que j'ai eu la chance de rencontrer en Normandie, vous repartirez avec un panier plein de bons légumes pour votre santé.

A très bientôt pour de nouvelles aventures !


PS : n'hésitez pas à laisser un petit commentaire ou à nous envoyer quelques mots via le blog, ça fait toujours énormément de bien de savoir que finalement, vous n’êtes pas très loin :)